06/09/09
Larguées les amarres. Je suis à la recherche de l'invisible. Je sens que ça frôle dans mon dos, que c'est juste à coté et pourtant je n'atteins jamais rien. Des larmes pleins l'gosier, à faire des tours. Pourtant j'suis pas triste. C'est ce genre de soirées où on se sent vide sans comprendre pourquoi. Limite on s'en satisfait. Parce qu'il suffirait que j'me bouge le cul d'à peine 10 centimètres pour que ça aille tout de suite mieux. Mais non. Flotter des fois c'est bien. Pas flotter genre j'suis trop heureuse (même si c'est carrément cool), mais flotter dans l'vide. Voilà, je me sens vide dans l'vide. Inutile. Inutile dans l'inutile ! J'bouge pas, j'regarde partout, y a rien d'intéressant, rien à faire. Rien rien rien. D'habitude je pense tout ça quand j'suis seule. Alors que c'est pas l'cas, y a 5 personnes dans l'appart. Ca fume dans l'salon, y a quelques bières qui circulent aussi mais c'est tout. Je déprime en fait. Sans doute que j'dois être triste. Pourtant en partant de chez Tifenn j'me sentais tellement bien que j'me dis que ça peut pas être ça. J'l'ai regardé, j'me suis dit que c'était la vie, qu'on n'était plus des lycéennes et qu'on est dans cette période où tout l'monde, mais vraiment tout l'monde, commence à faire sa vie de son coté. Et j'y avais jamais pensé vraiment, mais en fait c'est pas si simple. Parce que je pensais pas que ça serait si dur à réaliser. Quand on a jamais déménagé de sa vie, déménagé pour ne plus revenir je veux dire, on s'rend pas compte de c'que c'est. Moi j'me rendais pas compte. C'que c'était que prendre son envol, tout quitter, revenir de temps en temps mais jamais pour de vrai. Et c'est c'qu'est entrain d'se passer. C'est plutot ça qui me rend triste, pas le départ pour 5 mois. Parce que 5 mois c'est déterminé. Pas la vie. Je sais que j'la reverrai à son retour. Et après ? J'prends cet exemple parce que c'est c'qui me brûle un peu en c'moment mais ça s'appliquera sans doute pour biens d'autres personnes par la suite. Se quitter, se retrouver, repartir. Je tourne en rond je sais bien, c'est naz. D'ailleurs je vais retourner dans le salon sous peu, je pense. Finalement tout l'monde va se coucher, alors j'reste là. J'le vis mal. Je sais qu'on peut pas rester toute sa vie avec les gens qu'on aime, ou qu'on aime bien juste. Parce que faut se construire et c'est tout un truc qui s'fait mal si on reste ensemble. Mais quand même. Quand tu te dis que dans toute ta vie, doit y avoir 2 personnes qui comptent pour de vrai et que tu seras loin d'elles. Peut etre même que tu les verras une fois par an tout au plus. Bah c'est badant. En tous cas pour moi.
Bref, j'vais vous laisser. Arrêter de déprimer ou aller chialer un bon coup dans mon lit. A la prochaine.