Ouvre les yeux

Le temps passe et tes yeux jamais ne s'arrêtent. N'oublie pas de m'aimer encore. Jusqu'au bout de toi.

27/02/09

Maman va cueillir des pâquerettes

Nous nous voyons pour les première fois. Nous nous sommes ignorés jusqu'à c'qu'on nous présente. C'était rapide et superficiel, sans importance. Tu n'as existé à mes yeux que lorsque tu es venu t'asseoir à coté de moi. Il est tard et j'ai bu. Je ne comprends pas vraiment. Tu me parles de mensonges et de vérités. Je fais tout pour démentir mais je ne suis pas sûre que tu me croies. Tu me fais rire, et dans le fond je n'ai rien à cacher, c'est juste un jeu. On refait le monde en quelques minutes. Tu ne comprends pas mon âge, tu souris parce que je fais tellement plus jeune mais que tu as quand même vingt bonnes années de plus que moi. Il se passe quelque chose, je ne comprends pas bien quoi. Tu t'éloignes, je ne te lâche pas du regard. Je vois bien que tu fuis quelqu'un. Mais ce n'est pas moi. Moi c'est autre chose. Je suis trop loin, tellement que tu ne peux pas encore m'éviter. J'ignore qui sont ces gens qui t'entourent, je n'ai pas besoin de le savoir. La soirée passe, on se croise, mais nous parlons peu. Nous ne sommes jamais seuls. Tu finis par t'en aller.

J'ai envie de croire que tu seras là le lendemain. Je l'espère même. Je ne veux pas te laisser partir alors que j'ai ce goût d'inachevé qui me ronge la langue. Je reconnais ta voix de loin. Je souris à l'intérieur. Tu me fuis à présent, comme si je m'étais rapprochée pendant la nuit. Peu, mais déjà suffisamment. J'ai presque l'impression de te faire peur, et étrangement je prends un malin plaisir à te mettre mal à l'aise. Je te domine. Tu es comme un enfant devant moi. Ta femme est à coté de toi, et semble tellement génée. La journée passe. On me dit que tu me regardes souvent, mais tu détournes le regard, quand je me noie.

Je ne sais même pas où tu vis. Et nous ne nous reverrons jamais.

Posté par Cramoisie à 22:43 - Vas-y, souffle - Permalien [#]

Pour n'oublier jamais

Puisque ces mots ne seront lus que par mes yeux attentifs, ne jamais renoncer