Ouvre les yeux

Le temps passe et tes yeux jamais ne s'arrêtent. N'oublie pas de m'aimer encore. Jusqu'au bout de toi.

10/06/08

Ton ongle salis d'un ouragan sans fin

J'ai encore au creux du ventre les sursauts silencieux du bout de la rue. La chair pour la chair, le reste pour l'oubli. Mais tes yeux, mon amour, n'ont rien à envier à ceux de l'absente. Les voisins du bout du monde n'auraient eux même pas compris. Pourquoi c'était si sombre, pourquoi c'était si gris. Son regard me fait peur. Pourtant il n'a rien d'effrayant. C'est juste le fauteuil je crois. Trop grand, trop fort.
La fille d'en face a du mal à marcher, elle titube. Presque joliment, mais pas tout à fait. Le vide de sa présence commence à se creuser alors qu'elle est à peine partie. Après son départ je ne supporterai sans doute tous ces trucs auxquels je l'ai toujours associé.  
Et l'autre, je voudrais qu'il s'en aille.

Posté par Cramoisie à 13:57 - Vas-y, souffle - Permalien [#]

Pour n'oublier jamais

Puisque ces mots ne seront lus que par mes yeux attentifs, ne jamais renoncer