13/06/09
La furtive sensation d'un retour dans le passé. Le temps d'une respiration, d'un soupir. J'essaie de m'accrocher, je sens que ça va filer vite. Il faut que je tienne, je veux ressentir ça encore un peu. Un peu plus fort, un peu plus vrai. Revoir les moindres détails de ce visage. Se concentrer sur une fossette. Une esquisse de sourire. Son odeur revient, je respire fort pour capter la plus infime particule. Mais ça fuit, trop vite, je cligne des yeux. C'est fini. Aspiré. Je garde le silence. C'est pas l'moment d'me déranger. Je veux rester encore un peu, même si ça n'est plus qu'un souvenir. J'essaie de retrouver. Je cherche partout autour de moi, je respire fort. Il n'y a presque plus rien. Un quart de seconde peut être. Mais c'est trop rapide pour que ça m'emporte à nouveau. Je suis frustrée.
10/05/09
Eh ?
Près d'un mois et demi que j'ai perdu l'fil. La toile s'écroule et tout semble insensé. C'est pas la peine de pousser l'inspiration. C'était quand même sympa mon long monologue, et cool de votre part d'avoir lu si longtemps. Et même commenté parfois !
C'est étrange de dire au revoir. Toutes les autres fois ça m'a poussée à revenir. Mais là non. Et ça me montre bien que c'est pas la peine de continuer. J'arrête pas les mails pour autant. Peut etre que justement j'ai besoin de quelque chose de plus relationnel. Genre j'en ai marre de parler toute seule.
Et le pire, le truc le plus incroyable dans tout ça. C'est que je coupe mon blog alors que j'entretiens aussi très peu de contact dans ma vie "réelle". Venant de ma part c'est complètement fou.
Bref, je m'étale pas. Adieu ou à bientot. Comme vous voudrez.
22/03/09
Le grand retour du garçon
Il ne me reste que des souvenirs très vagues de la soirée. A chaque fois qu'il est là, j'oublie. Une heure ou deux. Je nous revois dans ce couloir sombre, entrain de discuter. J'ai tendu mes bras, à moins que ça n'soit lui. Peut être même qu'on s'est embrassés. Il ne doit pas comprendre. Je n'joue pas. Je n'refuse pas de m'engager. Je n'ai pas peur non plus. Et pourtant j'agis comme si c'était l'cas. Il n'y a aucune logique dans mon attitude, aucune. Je n'ai pas de réponse, que ce soit à ses questions ou aux miennes. D'ailleurs je m'étais promise d'arrêter d'y penser et j'en suis bien incapable. Pourtant je n'y pense pas vraiment, c'est vague tout ça pour moi. C'est juste un garçon. Et à mes yeux, c'est tellement plus fort d'être une fille. Parce qu'il y a cette affection, qui fait absolument toute la différence. J'ai besoin de ça. Je repense à la petite au regard lunée. Elle est bien loin à présent. Mais elle avait cette façon de caresser mon ventre. Complètement différente de celle du garçon. Et je n'aime pas ça.
Négation.
Edit : " - Pourquoi t'es partie comme ça samedi ?
- J'suis partie comment ?
- En comptant jusqu'à 15."
Je suis drole quand j'ai bu. Non ?